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dimanche 18 septembre 2016

Réflexions d'un professeur de discipline internationale

Prof. Dr. José Marcelo Freitas de Luna

Professor e Pesquisador do Mestrado e Doutorado em Educação - PPGE/Univali
Investigador do Centro de Estudos das Migrações e das Relações Interculturais – CEMRI/Universidade Aberta
Professor Visitante da Faculdade de Letras da Universidade de Coimbra


J’avoue mon goût pour le travail d’Anísio Teixeira, en particulier pour ses idées sur l'enseignement supérieur en tant que promoteur de l'extension de nos esprits ! J'apprécie également le texte de Reinaldo Matias Fleuri, dans sa définition de l'éducation interculturelle comme une pédagogie de la rencontre à ses conséquences ultimes. C’est bien pour ce sentiment que je suis professeur des disciplines internationales ; je me réfère à une dimension curriculaire appelée l'internationalisation sur le campus, qui est marquée par l'incorporation d'une perspective interculturelle aux objectifs d'apprentissage, au contenu du programme, aux ressources pédagogiques pour les stratégies d'enseignement, et les évaluations des disciplines. Ainsi orienté, j’espère développer chez les élèves, sur le même campus, la sensibilisation interculturelle et la citoyenneté responsable.

Dans le domaine de l'éducation, l'interculturalisme se distingue comme la condition qu’il faut établir et maintenir, pour les stagiaires et pour les professionnels, la remise en question des conceptions épistémologiques et des pratiques monoculturelles. Oui, mes étudiants - les Brésiliens et les étrangers - sont tous amenés à la lecture et à la discussion de ces textes autorisés, ainsi que ceux considérés comme marginaux ou marginalisés par les pratiques colonisantes ! Je fais cela en anglais, ce qui rend le travail plus intrigant ; c’est par l'anglais que plusieurs scénarios sont créés pour un dialogue avec l'Autre - une stratégie clé pour le développement de la compétence communicative interculturelle ! C’est par cette langue que la discipline internationale suit son cours pour interroger les impérialismes linguistiques, logiques et herméneutiques de la culture dominante. Durant les dix-huit classes de mon cours, je tente de parler et d'écouter des voix, dans de nombreux accents différents en anglais, des sens litéraux et métaphoriques de mon savoir-faire et du savoir-faire de l'Autre. Cette partie appliquée du cours est particulièrement profitable grâce aux nombreuses études de cas, intentionnellement choisies selon les critères de représentativité de la diversité culturelle comme, par exemple, la promotion du respect.

Respecter la diversité dans son altérité, ceci est un autre défi formidable. Par ma pratique d'enseignement, je certifie que les classes avec les jeunes peuvent donner lieu à des confrontations et des affrontements entre les cultures. En effet, il y a une tradition historique de l'appréciation et la dépréciation de la connaissance, qui est liée à la relation entre les cultures dominantes et celles dominées ! En tant qu'institution, l'école générale peut discriminer et marginaliser les textes et les langues, les connaissances et les cultures, les étudiants et les personnes. En fonction de leur efficacité, les étudiants peuvent même être mis en mobilité d'un pays à l'autre, mais ce processus ne conduira pas à l'ouverture à d'autres mondes possibles ! Opposé à cette pratique, je m’inspire de Fornet-Betancourt, pour qui il n'y a pas de pratique interculturelle sans une disposition importante et croissante de l'être humain à se former à vivre son identité dans la relation avec l'Autre, le dialogue dans lequel le Moi n’est pas égocentrique ! Pas étonnant qu’Edgan Morin, dans le célèbre Les sept savoirs nécessaires à l'éducation future, mette en évidence le soutien de la perspective interculturelle comme la base pour la gestion de la diversité culturelle ; et il le fait en y associant la démocratie comme base pour la gestion sociale et politique.

Cette association est opportune pour faire les considérations nécessaires à propos de la notion de la citoyenneté responsable. Étiquetée avec l'idée de citoyenneté mondiale, elle est formalisée par Oxfam International comme le concept de citoyen du monde. Dans sa définition, qui me sert ponctuellement à l'alignement entre les objectifs et l'évaluation des disciplines internationales, le profil professionnel correspondant est reconnu pour son rôle dans un monde qui est grand et entraîné par des mécanismes économiques, politiques, sociaux, culturels, technologiques et environnementaux. En tant que citoyen du monde, il fait partie et contribue à sa collectivité à la fois localement et globalement ; c’est une personne qui respecte et valorise la diversité, qui est responsable de ses actions ; le citoyen global est, enfin, irrité par le manque de justice sociale.


L'expérience de l'enseignement ici dit est marqué par le goût et le défi de voir les étudiants de différents pays et cultures élargir leur esprit par l'interaction respectueuse avec l'Autre. Cette histoire ne serait pas complète si je ne disais pas qu'il y a des limites transposables de la population en général pour signifier la nature symbiotique de la relation entre eux-mêmes, les autres et le monde. Je constate la même phénomène lorsque j’enseigne à des étudiants exclusivement brésiliens, acclimatés à notre pluralité de réalités sociales, avec ses particularités ethniques croissantes. Pour cette raison, l'éducation interculturelle devient impérative.

Prof. Dr. José Marcelo Freitas de Luna




2 commentaires:

  1. Je ne connais pas un polytechnicien qui a eu des cours particuliers en maths. Pour la bonne raison que, avant la prépa, il n’en avait absolument pas besoin et que la prépa prévoie un heure de cours quasi-particuliers (à 4) de maths par semaine (les colles). ce qui est largement suffisamment. Les concours scientifique sont intrinsèquement égalitaires: tout le monde a les mêmes cours et les mêmes livres, les mécanismes de discriminations sont ailleurs.
    En spécialiste de l’organisation, je suis persuadé que l’école fondamentale (jusqu’à fin de collège) doit avoir trois « niveau de suivi »:
    – le suivi pour les jeunes normalement scolaires (60% des jeunes).
    – le suivi pour les jeunes qui ont le potentiel de réussir les formations les plus sélectives,
    – le suivi pour les jeunes en difficulté par rapport aux apprentissages.
    Il faut mettre les moyens pour accompagner intellectuellement et financièrement les jeunes de la deuxième catégorie.
    Il faut se donner comme règle : Ne jamais mettre un jeune dans un cours pour lequel il n’a pas les bases pour suivre et déroger chaque fois que c’est nécessaire au dogme actuel « du même apprentissage pour tous à un même niveau ».

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    1. Merci de votre commentaire judicieux ... (de la part de Marcelo)

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